Bullet journal : le charme discret de la migration

Si vous découvrez le Bullet Journal, je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil ici. Vous pouvez aussi vous initier à l’écriture d’un Bullet Journal grâce à cet article.

La migration est un processus très important du Bullet Journal. Entre deux périodes, elle permet de tirer un bilan et de réévaluer les éléments qui n’ont pas été réalisés.

C’est quoi migrer ?

Migrer, c’est réécrire dans son Bujo les éléments d’une période qui se termine dans les pages de la nouvelle période. La période en question peut être le jour, le mois, l’année… On est reparlera plus loin dans l’article. Ce processus est réalisé en deux temps.

On commence par passer en revue toutes les tâches et les événements qui n’ont pas été notés comme terminés dans la période qui s’achève. Certains sont en fait déjà réalisés, on a simplement oublié de les noter au fur et à mesure. Il suffit donc de les cocher. D’autres ne sont plus d’actualité (préparer une réunion qui est passée, prendre des places pour un spectacle qui est maintenant complet…) et peuvent donc être barrés sans se poser de questions. Il ne doit finalement rester que les éléments non réalisés, mais qui ont encore du sens.

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La seconde opération consiste à réécrire les éléments restants sur la page de la nouvelle période. C’est l’occasion de réévaluer l’importance des tâches à migrer.

Pourquoi migrer ?

Réécrire une tâche demande un (modeste) effort. L’importance de ce processus tient aux questions que l’on peut se poser quand on rencontre une tâche non réalisée : pourquoi ? Pourquoi cette tâche n’a-t-elle pas réalisée ? Est-elle vraiment importante ? Si elle ne l’est pas, il suffit de la rayer et de se soulager de ce poids. Une tâche non réalisée tient en effet de la place dans notre esprit, en culpabilité et en sentiment d’échec. Si elle est importante, on arrive à une nouvelle question : quel sentiment cette tâche m’inspire-t-elle ? De la peur ? De l’ennui ? De la colère ? Il faut être très honnête avec soi-même pour répondre à cette question. Notre cerveau a tendance à fuir ces sentiments négatifs et, plutôt que d’affronter l’inconfort, il va vite zapper vers une activité plus confortable. Et du coup, au lieu de liquider ces tâches très vite et d’en être débarrassé(e), on se retrouve à les repousser sans cesse. Il faut donc se recentrer sur le résultat que l’on souhaite obtenir et réécrire la tâche en priorité sur la période suivante. Notre cerveau trouvera son repos quand le boulot sera fait. Dans un prochain article, je vous enseignerai une technique pour sortir de ce genre de situations. C’est encore une histoire de grenouille

Quand migrer ?

La migration intervient à toutes les échelles de temps du Bullet Journal :

  • Chaque jour : selon le système original présenté par Ryder Caroll, la migration devrait intervenir à la fin de chaque journée. Pour ma part, je ne migre mes tâches restantes que lorsque je tourne une nouvelle page de mes entrées quotidiennes. En revanche, je consulte chaque jour mes pages mensuelles pour vérifier si des tâches sont notées pour ce jour-là. C’est aussi l’occasion de programmer celles qui ne sont pas affectées à une date précise si j’ai un peu de temps.
  • Chaque semaine si vous utilisez des pages hebdomadaires (ce n’est pas mon cas).
  • Chaque mois : je trouve que c’est une échelle de temps intéressante pour faire avancer ses projets. Du coup, la fin du mois est l’occasion de prendre du recul sur ce qu’il reste à accomplir, de vérifier si les tâches restantes cadrent bien dans mes objectifs à long terme. C’est aussi le moment de migrer les tâches notées dans les événements futurs pour le mois concerné.
  • Chaque année et à chaque changement de carnet : beaucoup de gens préfèrent commencer l’année avec un nouveau cahier, donc ces 2 échéances sont souvent communes). C’est le moment pour faire le tour de toutes les collections pour ne migrer que celles qui sont encore actives. Il peut être utile de mettre en avant dans l’index du carnet terminé les collections qui ne seront pas intégrées au nouveau BuJo, mais qui peuvent être utiles en consultation par la suite. Ce travail important peut paraître fastidieux et inutile, mais, au contraire, il engage notre attention sur chaque élément par le biais de l’écriture.

J’espère que cet article vous a convaincu(e) de l’utilité de la migration dans le système du Bullet Journal. Si cette série vous plaît, n’hésitez pas pas à vous inscrire à la newsletter, à laisser un commentaire ou à partager l’article.

Portez-vous bien,

Ernilie signature

 

 

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2 Replies to “Bullet journal : le charme discret de la migration”

  1. C’est con mais je trouve ça très stressant cette histoire de migration, parce que finalement c’est un peu un aveu d’échec.
    Avant que tu ne commences ton blog, je ne migrais pas mes tâches. Je n’inscrivais que celles que j’étais sure de faire et je rétro-cochais quand je la faisais en retard. Là pour le mois d’octobre je me suis mis une liste de tâches à faire dont je sais très bien que je ne viendrai pas à bout – mais ça me sert de pense-bête, et finalement avoir une page pleine de tâches accomplies et juste quelques tâches à migrer est assez satisfaisant psychologiquement. Je n’ai pas « tout » fait, mais j’ai quand même bien avancé. Et je m’interdis de rajouter de nouvelles « grosses » tâches tant que je n’ai pas fini ces projets là…
    Je te dirai dans quelques mois si ce système fonctionne pour moi 🙂

    1. L’idée, ce n’est pas forcément de se flageller parce qu’on a pas tout fait. Mais plutôt de se demander pourquoi on a pas fait certaines choses. Et pourquoi ces tâches-là justement. Il y a des mois où je considère que si toute la famille est encore en vie, correctement nourrie, avec des vêtements propres à la bonne taille et dans une maison raisonnable entretenue, je considère le contrat comme rempli. Pour plein de raisons que je détaillerai pas là.
      Mais parfois aussi, il y a des tâches qu’on aurait pu faire, qu’on aurait vraiment voulu faire et qu’on a pas faites. Et c’est important de faire le tri et de se poser des questions. D’ailleurs, ça rejoint ce dont je vais parler vendredi.

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