Faire de la place pour être plutôt qu’avoir

Je vous ai déjà parlé de mon petit bout de chemin vers le minimalisme. Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une expérience très concrète que j’ai faite dans cette direction : désencombrer mon armoire. Au départ, j’avais pensé faire un article « avant/après », photos à l’appui. Mais en fait, je n’ai pas envie de rentrer dans une course à la performance. Au contraire, je veux partager comment, en mettant toute ma conscience dans cette démarche, j’en ai tiré plein d’enseignements.

Une opération de tri

Je ne suis pas une grande fan de mode et de vêtements. J’aime les fringues simples et confortables. Je n’en possède pas énormément et je me rends compte que je porte souvent les mêmes. Parce que je les aime bien. Parce qu’ils sont sur le dessus de la pile…

Avant une sortie shopping, j’ai décidé de faire le tour de mon armoire pour voir ce qui manquait et ce qui n’était plus portable. J’ai tout sorti de l’armoire et j’ai pris chaque vêtement, un à un, pour décider ce que j’allais en faire : le remettre dans l’armoire, le donner ou le mettre au recyclage. J’ai été vraiment frappée par la toute petite part de mes fringues que je porte vraiment. Et encore plus par ce que je ressentais en manipulant les autres :

  • de la culpabilité d’avoir acheté des trucs que je n’ai jamais vraiment portés
  • de la tristesse face à l’état de certains articles que j’aime beaucoup et usés jusqu’à la corde à force d’être portés
  • de l’agacement pour certains que j’ai portés jusqu’à en être lassée
  • du bonheur en me rappelant de bons souvenirs associés à plusieurs d’entre eux
  • la fierté quand je suis tombée sur les vêtements que je portais avant de perdre pas mal de poids…

Finalement, j’ai donné ou envoyé au recyclage la grande majorité de ce qui m’inspirait des sentiments négatifs. Il reste encore des fringues dont je n’ai pas réussi à me débarrasser. Parce que ce n’est pas si facile que ça. Parfois tout simplement parce que je n’ai rien d’autre à me mettre dans cette catégorie. J’ai fini avec une armoire bien rangée, très aérée… Et un esprit plus libre !

Une japonaise, gourou du rangement

J’essaie de faire régulièrement du tri dans chaque pièce de la maison et je n’ai pas tellement peur de jeter. C’est même un soulagement la plupart du temps. Mais c’est la première fois que je procède ainsi, en prenant chaque objet et m’interrogeant sur les sentiments qu’il m’inspire. C’est en m’intéressant à la méthode de Marie Kondō (alias KonMari) que j’ai décidé de tester cette démarche qu’elle encourage.

Au départ, je suis tombée (j’allais dire « par hasard », mais en fait je pense que le hasard n’a rien à faire là…) sur une vidéo de cette japonaise sur le pliage des vêtements. Et j’ai commencé à m’intéresser à sa méthode de tri et de rangement qu’elle expose dans deux livres : La Magie du rangement et Ranger: l’étincelle du bonheur. Avec elle, désencombrer et ranger deviennent un art de vivre, un chemin vers la sérénité.

Se libérer

Se débarrasser de ce qui nous encombre, c’est d’abord faire de la place pour ce qui est vraiment utile. Pour ce qui compte. Pour ce qu’on aime. De la place pour mettre en valeur ce qui nous est cher. De la place pour respirer. De la place pour être, plutôt qu’avoir.

Things you own, end up owning you (Les choses que l’on possède finissent par nous posséder)

Brad Pitt, Fight Club (film de David Fincher, 1999), d’après le livre de Chuck Palahniuk
Sans en avoir conscience, on s’encombre d’objets qui nous plombent. Ce ne sont pas les objets aux-même qui sont négatifs ou positifs, mais les sentiments ou les souvenirs dont nous les chargeons. Chaque fois qu’on pose les yeux dessus, ces émotions sont réactivées. On n’a même pas besoin de les regarder. On sait qu’ils sont là, constants rappels de nos échecs, de nos manques, de nos défauts… Nous avons souvent un talent tout particulier pour les mettre juste sous notre nez. Je suis sûre que vous avez chez vous de tels objets, dont la simple vue provoque une forte réaction en vous : culpabilité, sentiment d’échec, stress…
Et si on les faisait tout simplement sortir de notre espace, de notre vie, de notre affect ? Et si on se libérait du fardeau de ces sentiments négatifs ? Est-ce que ce serait si grave de s’en séparer, définitivement ?

Garder ce qui nous apporte de la joie

En passant en revue les objets d’un placard, Marie Kondo préconise de sélectionner ce que l’on va garder, plutôt que de décider quoi jeter. Pour cela, il suffit, selon elle, de se poser une seule question en tenant l’article dans ses mains :

Cet objet m’apporte-t-il de la joie ?

Le critère est étonnant à première vue et pourtant il prend tout son sens à la lumière de ce qu’on a vu précédemment. Il met l’accent quand on agit sur notre espace personnel : créer un endroit dans lequel on se sent bien.

Je vous invite à tenter l’expérience. Sélectionnez un placard ou un type d’objets et triez-le à la façon de Marie Kondō. Vous pouvez partager vos impressions ici dans les commentaires ou sur Facebook. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le faire connaître autour de vous. Pour être averti(e) à chaque nouvel article, vous pouvez vous inscrire à la newsletter.

Portez-vous bien,

 

 

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