Mon petit bout de chemin vers le minimalisme

L’article qui suit aurait dû paraître fin octobre. C’est le fameux « article boulet » qui m’a coupé dans mon élan d’écriture. J’ai mis un mois à trouver le bon angle, à définir ce que je voulais apporter. J’en ai retiré une grande partie qui servira peut-être pour un autre article (ou pas…). Le résultat final est plus personnel que ce que j’avais prévu au départ, j’espère qu’il vous plaira.

Il y a des moments dans la vie où on retombe sans arrêt sur le même thème. On n’y prête pas vraiment attention les premières fois. Et puis, un jour, on est prêt à entendre le message. Chaque fois qu’on rencontre cette petite musique, elle s’impose comme une évidence et on commence à regarder sa vie autrement, à travers ce nouveau filtre. C’est ce que j’ai vécu avec le minimalisme.

Je viens de loin…

Les personnes qui me connaissent bien savent que j’ai un petit côté écureuil. Il suffit de faire un tour dans ma cuisine pour réaliser qu’on pourrait tenir un siège pendant quelques temps avant de mourir de faim. D’ailleurs, quand je cuisine, il n’est pas rare qu’il y ait suffisamment à manger pour le double des convives. La peur de manque, tout ça… On dirait que j’ai connu la guerre et la famine.

Côté finances, c’est la même chose, j’ai toujours eu de côté de quoi faire face à un coup dur. Nous gagnons bien notre vie et, sans avoir un train de vie extravagant, nous savons en profiter et (se) faire plaisir. Nous vivons dans une grande maison bien remplie. A cinq, on accumule vite pas mal de bazar et on peut trouver des piles d’objets variés sur tous les surfaces horizontales de meubles.

… tout en étant déjà minimaliste sans le savoir

C’est pour ça que, quand j’ai entendu parler de minimalisme pour la première fois, je me suis dit que ce n’était pas un truc pour moi. Mais j’ai été suffisamment interpellée pour que ça fasse du chemin dans ma tête, sans que j’en ai vraiment conscience. En retombant sur ce thème par la suite, j’ai eu envie de me renseigner davantage. J’ai finalement réalisé que j’étais déjà minimaliste par certains aspects.

J’ai toujours été mal à l’aise avec les collections, la possession pour le plaisir de la possession. Les maisons pleines à craquer d’objets, de gadgets et de décorations m’oppressent. Les souvenirs de vacances me font grincer des dents. J’éprouve un plaisir évident à faire du tri et à débarrasser tout ce dont je ne me sers pas. Je possède assez peu de vêtements et quasiment pas de bijoux. D’une façon générale, j’aime la simplicité et il suffit d’entrer chez moi pour comprendre que les bibelots, c’est pas mon truc.

Un nouveau regard sur ma vie

Le minimalisme, c’est comme des lunettes qui permettent de voir les choses autrement. Ou alors c’est une façon de quitter les lunettes du modèle de consommation qui imprègne notre société. Je vous laisse choisir l’image qui vous paraît la plus pertinente. J’ai donc commencé à regarder les objets autour de moi et à m’interroger sur ce qu’ils signifiaient pour moi. J’ai commencé à faire du tri.

De fil en aiguille, j’en suis arrivée à observer de cette façon mes activités. J’essaie en ce moment de faire la part des choses entre ce qui m’occupe et ce qui compte. J’ai réussi à faire avancer les choses dans le bon sens dans mon travail grâce à cette démarche. Je tâtonne beaucoup, je me pose plein de questions. C’est passionnant et un peu effrayant de remettre en cause ce qui semblait acquis. Je ne suis pas allée très loin sur ce chemin, je ne sais pas où je vais m’arrêter. Très probablement bien avant de vivre sur la route avec un sac à dos et 100 objets maxi à l’intérieur (il paraît que c’est le graal du minimalisme…). J’aime ce que cette démarche produit dans ma vie : de la conscience dans mes choix et de la légèreté.

Je pense faire bientôt un article un peu plus technique sur le minimalisme, mais il me semblait plus pertinent de commencer par vous raconter un peu mon (début de) cheminement. Est-ce un thème qui trouve un écho chez vous ? Avez vous fait de chemin dans cette direction ? Partagez votre avancement sur Facebook ou dans les commentaires. Pour être averti(e) de la parution d’un nouvel article, n’oubliez pas de vous inscrire à la newsletter.

Portez-vous bien,

Ernilie signature

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